Où on passe un week-end sur Facebook Home

Hier soir, j’ai téléchargé Facebook Home. Plus précisément, j’ai récupéré et installé le package de FB Home puisque son accès est pour l’instant limité au niveau international et la Suisse n’est pas parmi les élus. Tout d’abord une petite vidéo du lancement où Zuckerberg himself joue.

J’ai donc remplacé mon Action Launcher Pro et je resterai sur FB Home pour tout le week-end et peut-être même plus si cela me plaît vraiment.

La première image est ce que l’on voit la plupart du temps, un contenu partagé par un de nos amis. On a quand même un vrai panneau d’applications qui permet d’accéder à toutes les apps. Ensuite deux photos de Chatheads avec les diverses notifications.

Mise à jour 15.04 : Après un week-end passé sur FB Home, je peux déjà dire que contrairement à ce que beaucoup qui ne l’ont pas testé disent, ce launcher ne consomme absolument pas plus de batterie que n’importe quel autre; ou alors dans une proportion tellement infime qu’elle n’est pas perceptible à l’usage.

Sinon, c’est assez agréable dans l’ensemble, le mobile reste fluide et on n’a pas l’impression de lourdeur que procure Sense par exemple. Le téléphone ne perd pas en réactivité et après un rapide temps d’adaptation, on se prend au jeu des mises à jour sur la page d’accueil. Même si je ne suis pas assez accro à FB pour vraiment juger si cette nouveauté est vraiment un plus par rapport à surfer dans l’application.

L’application justement, je me suis surpris à souvent l’ouvrir quand même car le principal défaut de FB Home, même pour son usage social, c’est la sélection des actualités affichées. Je ne comprends pas sur quels critères les différentes actions de mes contacts se retrouvent dedans. Plus gênant, je n’ai pas trouvé un moyen de les classer comme dans l’application native – par ordre chronologique par exemple. On se retrouve parfois avec en première actualité, un contenu publié il y a plus d’une journée.

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Où on parle de filles à lunettes

Une fois n’est pas coutume, on va faire un post qui n’a aucun rapport ni avec l’actualité, ni avec la technologie, un bon post MyLife!

Commençons tout d’abord par évoquer le fait que je porte en quasi permanence des lunettes, et ce, depuis l’âge de 6 ans je pense. Même quand je porte des lentilles pour le sport, je porte des “fausses” lunettes sans correction avant et après car leur absence me gêne; impression de tomber en avant, yeux secs, mal de tête…  Après plus de deux décennies de port de lunettes, j’y attache donc beaucoup d’importance et je m’en sers comme d’un accessoire tel que la montre. Je change donc assez régulièrement de lunettes, environ tous les 2 ans, mais je conserve les paires précédentes à des fins d’accessorisation.

Toutes ces années de port de lunettes ont aussi créé chez moi un lien un peu plus spécial avec mon confrères et consœurs de la binocle. Nous voilà maintenant dans le coeur du propos, les “filles à lunettes”. Je vous épargnerai les habituelles phrases salaces et infondées de “fille à lunettes, filles à…” pour me concentrer plutôt sur l’essentiel, sur pourquoi je ressens systématiquement quelque chose de particulier quand une jolie fille a en plus le bonheur d’être une porteuse de lunettes.

L’idée de ce post m’est venue après qu’un collègue m’ait fait remarquer que j’étais un “fétichiste des lunettes” après mon dernier changement de lunettes; me faisant remarquer que toutes les filles envers qui j’étais attiré portaient des lunettes. Loin de moi l’idée de nier cet attirance, car elle n’a rien de honteux et à bien des égards, au contraire bien noble. Ce billet n’a pas non plus pour objectif de me justifier, c’est plutôt de montrer l’évidence aux gens qui ne l’ont pas encore vue!

Des multiples facettes. Cet accessoire qui trône sur leur visage crée une double image d’elles. On se rappellera, pour les moins jeunes, le film “Elle est trop bien” – She’s all that en anglais – où l’héroïne termine sa transformation de “wallflower” – une personne banale, qui ne se distingue pas de la masse – en bombe fatale avec cette scène où elle enlève ses lunettes puis laisse tomber ses cheveux. Ces lunettes sont alors comme la vieille peau dont on se débarrasse à la fin d’une mue, un reliquat d’un passé révolu. Les FàL – voilà, j’invente l’acronyme – ont dès lors ce côté mystérieux de leur personnalité avec deux facettes, chacune avec son charme. Soit elle n’est pas superficielle et cela ne la dérange pas d’avoir cet attirail sur le visage, ce qui fait d’elle quelqu’un de vrai. Soit elle est totalement consciente de la dualité du port des lunettes et elle en joue, ce qui la rend d’autant plus désirable.

C’est le seul accessoire que les hommes voient. Honnêtement, qui parmi la population masculine hétérosexuelle est capable systématiquement de repérer si des chaussures sont raccords avec un sac à main et le reste d’une tenue? Je parle ici d’un réflexe, quelque chose que l’on voit sans s’en rendre compte. A moins de travailler dans la mode, l’homme moyen repère sans problème qu’une fille porte des lunettes, et c’est l’effet discriminant – au sens positif – pour elle parmi les autres.

Le fantasme de la maîtresse d’école. Les lunettes rappellent inexorablement nos premiers émois envers Mlle Fleur – nom fictif (: – notre maîtresse d’école, au sourire si tendre et qui symbolisait notre premier contact avec la gente féminine en dehors du foyer. A l’époque, on se disait qu’on se marierait avec elle plus tard, qu’elle était trop belle. Puis plus tard, une fois dans le monde du travail, ce fantasme s’est mué vers la secrétaire – l’inaccessible, l’interdit, ce que les conventions réprouvent – ou lors des études, l’assistante de cours, la bibliothécaire… Cet accessoire si évident évoque tellement de choses différentes que c’est comme si ses personnalités potentielles se démultipliaient à l’infini.

Enfin, au pire, si cela ne lui va pas ou qu’elle se trouve mieux sans – quelle idée! – l’atout de la FàL est qu’elle peut toujours les enlever! (:

edit : Je note en me relisant que j’utilise beaucoup le terme “filles” et non “femmes”, il s’agit bien sûr ici d’un raccourci affectueux et non une quelconque dévalorisation, bien au contraire!

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Où on parle du “Facebook Phone” aka HTC First with Facebook Home

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Cette semaine, Facebook nous a fait part de son “new home in Android” – nouveau foyer dans Android, traduit littéralement – et annonçait donc Facebook Home, sa surcouche à Android ainsi que le téléphone qui en a eu la primeur : le HTC First.

La semaine passée a été remplie de spéculations avant que les divers analystes ne s’arrêtent sur une version concordante de ce que cette annonce serait : une surcouche d’Android qui aurait dans un premier temps une exclusivité sur un ou plusieurs appareils d’un constructeur – HTC était fortement pressenti. Une analyse qui s’avérera très proche de la réalité.

L’événement était par ailleurs retranscrit en streaming sur le site de FB même. Je vais passer sur la présentation en elle-même qui n’avait pas de grand intérête si ce n’est sa finalité de nous montrer ce nouvel appareil.

Une partie matérielle assez sexy

Je vais retranscrire ce que plusieurs sites d’information mobile qui étaient sur place nous ont donné de HTC First et FB Home. D’abord le mobile en lui-même, c’est un téléphone plutôt milieu de gamme – comprendre haut de gamme 2012 – avec un Qualcomm Snapdragon 400 dual-core à 1.4GHz, 16GB de stockage embarqué – non-extensible, et un joli écran 4,3 pouces 720p. Personnellement, j’aime beaucoup le design assez épuré, tout en courbes douces et le dos qui semble être en PVA “soft-touch”. Le cadre serait disponible en plusieurs couleurs, ce qui donnerait aussi une touche plus jeune au téléphone. Etant donné que le hardware correspond à une configuration haut de gamme de l’année passée et que leur puissance de calcul est loin d’être obsolète, le téléphone est réactif et l’utilisation est fluide. Mais ce n’est pas tellement pour le terminal que toute la foule s’est assemblée, c’est pour voir ce fameux new Home de FB. Passons donc à la partie logicielle.

Une partie logicielle plus concentrée autour des contenus sociaux

Le téléphone tourne avec Android Jelly Bean avec la fameuse surcouche FB Home. L’impact le plus marquant est bien sûr “Cover Feed” : une page d’accueil qui s’organise autour des mises à jours sociales de nos amis – photos, nouveaux statuts – et l’accès instantané aux actions comme “Liker” ou commenter; on peut aussi agrandir les statuts et photos. Comme le plus simple, c’est de le voir en images, voici une vidéo (c)AT&T qui explique le concept.

A côté de cela, on a droit à une sorte de hub d’applications toutes liées à Facebook (Instagram, Messenger…) mais aussi toutes les applications qui ont intégré à un niveau plus bas le moteur social; concrètement, il va s’enrichir au fil du temps. Ce hub remplace la première fenêtre du panneau des applications et met en avant encore une fois, les fonctions sociales du téléphone.

Les notifications sont aussi changées: celles relatives à FB sont mises en avant avec “Chatheads”. Ce sont des bulles de notifications qui reflètent celles de FB – un peu comme si la barre en haut du site FB se retrouvait dans la page d’accueil du smartphone. Les Chatheads permettent ainsi d’interagir avec les contacts de manières “seamless”, quelle que soit le moyen – SMS, FB, Messenger… Il faut avouer que l’interface n’est pas désagréable et l’intégration paraît assez bien faite.

Ci-dessous, la vidéo officielle pour FB Home, (c)Facebook.

Bien plus qu’un widget ou une suite logicielle

On voit donc qu’il s’agit d’une intégration au cœur même du système et va bien plus loin qu’un simple widget et même qu’un lanceur d’applications. On se dit donc que FB Home dans le Market – annoncé pour la même date que la sortie du téléphone – ne va pas avoir la même saveur dans les autres terminaux que dans le téléphone où il est intégré nativement puisque les apps du Market ne peuvent pas autant modifier le système d’exploitation en profondeur.

Mais une intégration à un niveau aussi profond peut soulever des questions plus gênantes : Quid de la vie privée? Si la surcouche est si profonde qu’elle me notifie quand un de mes amis est au restaurant à côté du mien, qu’enregistre-t-elle vraiment? Facebook a donc publié une FAQ sur Home. En substance, FB nous garantit que Home ne fait rien que l’application native ne ferait. Pour ce qui est des activités hors-FB, comme tout launcher, il les enregistre temporairement pour fonctionner correctement. Cela paraît tout à fait raisonnable, mais il y a un MAIS de taille.

Home ne fait rien de plus que les applications natives FB. Au premier regard, c’est rassurant, il n’y a rien de plus qu’avant. Si on y regarde de plus près c’est au contraire assez inquiétant, laissez-vous en permanence l’application FB ouverte? Non, elle arrête donc de collecter des données notamment GPS pendant un moment, alors que Home pourra vous tracer 24/7. Dès lors, il sera aisé de deviner où vous habitez – le  lieu statique où le téléphone se trouve toutes les nuits – et travaillez – idem en journée. Si suffisamment de personnes d’un même groupe social ont Home, FB pourra recouper leurs goûts – les pages et posts que vous “likez” sont en accès libre pour FB – et les lieux qui se rapportent à ces goûts grâce au GPS permanent. En quelques mois, il sera aisé pour FB de deviner où vous habitez, que vous sortez dans des bars le jeudi – pas besoin que vous fassiez un check-in, les autres utilisateurs le font au même endroit que vous. Mais là où ce sera vraiment Big Brother, il pourra deviner où votre petite amie habite même si elle n’a pas Home – de la même façon qu’il a trouvé votre domicile, il lui suffit de recouper les nuits que vous ne passez pas chez vous avec votre statut “In a relationship with Gertrude”. Les usages sont infinis et tendent tous vers le même but: monétiser la valorisation d’une publicité mieux ciblée qui frappe chirurgicalement votre curiosité.

Je vais écrire ici quelque chose qui paraîtra complètement inique à beaucoup de personnes : je me fiche que mes données personnelles soient utilisées à des fins de publicité ciblée! S’il est vrai que j’ai surchargé mon nom d’accents inutiles dans Facebook, c’est dans un but simple : ne pas que mon profil puisse être retrouvé par des personnes auxquelles je ne souhaite pas me montrer. A l’inverse, le profil en lui-même est rempli de manière assez exhaustive parce que je me dis que ces informations peuvent se retrouver de toute façon et que mon interface FB n’en sera que plus épurée. Il faut savoir que peu importe ce que vous mettez ou non dans FB, les emplacements publicitaires seront quoi qu’il en soit remplis. Donc je préfère largement que ces cases soient remplis d’un contenu qui me plaise et lié à mes centres d’intérêt, plutôt que des publicités aléatoires… Après, cela reste mon opinion très personnelle de la publicité; opinion peut-être biaisée par le fait que j’aie travaillé dans la publicité et que je connais l’envers du décor; je sais que le seul moyen de ne pas trop en divulguer sur vous à FB est encore de ne pas utiliser FB.

Un téléphone assez séduisant pour une cible clairement définie

Cette parenthèse sur la publicité refermée, je pense que le cœur de cible de ce Facebook Phone n’a que peu de notions de vie privée et d’ailleurs se fiche bien assez de ces notions. Ils veulent un téléphone fun – ce qu’il est clairement – et l’intégration du réseau social numéro un est un atout de taille pour eux. Je me dis d’ailleurs assez sarcastiquement qu’il vaut mieux ça que de voir des adolescents avec des iPhone5 à 900chf pour juste ouvrir Facebook de toute façon…

Le prix justement, l’annonce le donne à $99 avec un engagement chez AT&T et une disponibilité dès mi-avril, il faudra voir ce que cela donne en version internationale et/ou non parrainée. Tablons que les abonnements proposés viseront directement l’usage “djeunz” avec beaucoup de donnée et de SMS. En France, Orange a déjà annoncé que le First serait une exclusivité. Gageons que les opérateurs vont peu à peu dévoiler leurs offres. J’attends en tout cas de voir en ce que cela donne, je pousserai peut-être même le vice jusqu’à demander un modèle d’essai pour le tester plus longtemps.

En plus

Le mini-site consacré à Facebook Home.

Les articles de The Verge sur FB Home.

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Où on parle de Samsung qui serait le nouvel Apple

La semaine dernière, Samsung annonçait le très anticipé Galaxy S4 ou Galaxy SIV comme certains l’écrivent. J’avais ambitionné de faire un live-blog de la présentation en direct en regardant un flux en streaming. Malheureusement, l’éternelle gastro qui revient chaque année a décidé de me frapper à ce moment-là…

Android=Samsung?

L’événement a cristallisé l’attention de tout ce que le monde compte de rapporteur technologique et même plus. Pour le grand public, c’était très certainement l’une des deux annonces majeures dans l’année avec… l’annonce du nouvel iPhone ou iPad. Justement, on remarque que le grand public réplique pour Samsung un comportement très similaire à celui envers Apple. Si on regarde les chiffres de vente par constructeur pour les pays occidentaux, Samsung est le seul à tenir tête et souvent dépasser Apple. Au niveau mondial, il n’y a pas photo, Samsung maintient sa mainmise sur de nombreux marchés – Chine, Amérique latine entre autres – où Apple est inexistant pour des raisons diverses, que ce soit le protectionnisme ou simplement un manque d’intérêt des consommateurs locaux. Ce dernier point s’explique aussi par le fait que la gamme Samsung est étoffée et va du flagship au modèle dual-SIM d’entrée de gamme.

Pour en revenir à Android=Samsung, pour la majorité des utilisateurs, la version d’Android est inconnue, ils savent simplement qu’ils ont le dernier modèle d’une telle marque. C’est un fait aussi chez Apple; avant les mises à jour par le réseau, beaucoup de personnes ne mettaient jamais à jour leur iPhone, du simple fait de ne jamais le brancher dans iTunes. La combinaison de cette méconnaissance et la domination de Samsung sur le marché entraîne donc cet amalgame du constructeur avec le système d’exploitation. J’avais récemment lu un billet d’un blog qui parlait que le marché se résume à un duel Apple-VS-Samsung et non plus iOS-VS-Android. Dans l’imaginaire populaire, Android=Samsung.

Il incombe donc maintenant à Samsung d’être le contrepoids à Apple, le champion d’Android face au géant de Cupertino. Samsung permet à Android de palier son plus grand point faible jusqu’à maintenant : une offre trop fragmentée pour que le grand public s’y retrouve facilement. Le volume compense aussi l’autre fragmentation d’Android dans les versions du système d’exploitation. Nous allons voir que le Coréen ne fait pas que se retrouver côte à côte sur les chiffres de vente avec son pendant américain.

Stratégie du “Big One”

A l’inverse d’Apple, Samsung a une gamme de smartphones qui ne se cantonne pas à un modèle étendard et celui de la génération précédente; mais le Coréen repose quand même très fortement sa stratégie sur son fleuron, son top-of-the-pop. Afin de faire simple, il l’a nommé le Galaxy S, puis il a ajouté un nombre au fil des générations. C’est ce modèle, ce “Big One”, qui porte la majeure partie du succès du Coréen dans l’année à venir; sur lui que reposent les autres déclinaisons meilleures marché aussi. Samsung se doit donc de lui donner les clés pour réussir et pour ce faire, rien de tel qu’une campagne de communication bien huilée. Celle-ci repose tout d’abord sur la genèse du téléphone, le grand événement qui verra le téléphone naître aux yeux du monde; un événement où tout se joue en quelques secondes. Ci-dessous les affiches des annonces Apple – pour l’iPhone 5 – et Samsung – pour le GS4. A gauche, Apple a caché le 5 dans l’ombre du 12; à droite, Samsung joue avec un 4 placé style langage SMS anglais.

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Ces annonces ont lieu en dehors de toute convention de professionnels tels que le Mobile World Congress ou le CES. Les deux marques mettent un point d’honneur à faire leur propre show, dans un lieu de leur choix, afin de démontrer au monde qu’ils sont maîtres de leur calendrier.

Malgré le succès de leurs autres produits, l’iPad ou ses Mac pour Apple, le reste de sa gamme de mobiles et tablettes pour Samsung, ce Big One, ce téléphone étendard constitue clairement le pivot autour duquel s’articule toute la campagne de communication mais aussi le succès de la société pour l’année à venir. On notera ici qu’il ne s’agit pour le Coréen que de sa division mobile. Ses divisions qui vont de l’automobile à la fonte de composants électroniques sont totalement indépendantes les unes des autres.

L’évolution plutôt que la révolution

A partir de l’Iphone 3G, Apple a fonctionné selon ce qu’Intel appelle l’évolution en Tick-Tock : le Tick est un nouveau modèle et le Tock est l’évolution du Tick. Chez le fondeur de processeurs, il s’agissait d’avoir une nouvelle technologie, puis de réduire la finesse de gravure de cette technologie pour obtenir de meilleures performances. Chez Apple, on a donc eu après le premier iPhone premier du nom, l’iPhone 3G – Tick – le 3GS – Tock – qui avaient exactement le même “form-factor” – le même boîtier et le fameux et très décrié écran relativement ignoble; je crois qu’il n’y a même pas eu de changement iOS notable et globalement le 3GS était juste plus puissant. Puis il y eut l’iPhone 4 et 4S qui ont maintenant en commun le form-factor d’aluminium pris en sandwich dans du verre, même écran de technologie Retina, l’évolution entre les deux a consisté en un processeur plus puissant, des optiques d’appareil photo améliorés – le capteur est resté similaire – et l’ajout de Siri dans iOS. Enfin, on a maintenant la dernière génération, l’iPhone 5. Qu’y a-t-il de nouveau par rapport au 4S? Sans surprise, un écran plus grand mais pas plus dense en pixels, un form-factor qui donne plus la part belle à l’aluminium avec toujours du verre, un appareil photo plus performant. Apple a aussi introduit le connecteur Lightning mais je ne mettrai pas cela comme une évolution, c’est clairement un impondérable du boîtier plus fin pour pouvoir incorporer tous les composants. Une galerie des différents modèles. Ci-dessous, les différents iPhones. Avec notamment l’iPhone 4 à côté du 4S pour bien montrer que c’est exactement le même form-factor. La dernière photo résume tous Tick ensemble.

Samsung, de son côté, a commencé cette politique du modèle étendard avec le Galaxy S à la forme plutôt carrée et un contour en faux chrome très similaire à l’iPhone 3G, il est entièrement en plastique, certains diront polycarbonate ou PVU pour redonner un peu de cachet mais ça reste du plastique… Le Galaxy S2 a apporté une nouvelle version d’Android, la surcouche Touchwiz plus invsaive mais un design dans la continuité, avec du plastique, de la forme carrée mais un écran un peu plus grand. Ces deux modèles sont les Tick-Tock initiaux du Coréen. Puis le Galaxy S3 a changé la donne, le design est devenu plus rond, moins anguleux et il a hérité d’un écran encore plus grand; il a aussi apporté une montagne de nouvelles fonctionnalités, toutes estampillées du suffixe S – telles que S-Voice, le jumeau de Siri, la détection de regard et un trillion de mouvements reconnus par l’appareil. Le GS3 est le premier modèle qui permet à lui seul de contrer Apple sur le nombre d’exemplaires vendus, tâche autrefois dévolue à l’ensemble de la gamme. Vient enfin le GS4, pas encore disponible sur le marché mais dont on a pu voir moultes photos et vidéos et dont on connaît toutes les nouveautés. Ci-dessous, les fleurons de Samsung su fil des années.

L’autre géant à abattre

On l’a vu, les deux premiers constructeurs partagent des traits communs entre leurs deux fleurons. Comme évoqué précédemment, Samsung se positionne comme l’alternative grand-public à Apple. Il en prend alors les traits de son concurrent, c’est le mastodonte qu’on adore détester. Pour le puriste, le connaisseur en téléphonie mobile, acheter du Samsung en tant qu’alternative à Apple, cela suscite un certain sentiment d’inachevé. On se dit que tant qu’à ne pas suivre la masse des suiveurs avec l’iPhone, il faudrait trouver une alternative vraiment “alternative”. Sur le marché suisse des smartphones grand public, le GS3 sert plutôt d’alternative bon marché que vraiment d’une option de principe à l’encontre du géant à la Pomme. Un GS3 coûte près de 30% moins cher qu’un iPhone5…

Dès lors, on pourra un peu regretter que le martèlement du marketing des deux marques ne noie entièrement les produits d’autres marques pour le grand public; particulièrement le Blackberry Z10 très intéressant ou encore le HTC One plébiscité par tous les sites spécialisés et que j’attends personnellement avec impatience. Mais s’il est une chose qu’on ne pourra pas reprocher à Samsung, c’est bien de démocratiser le smartphone, mettant à la portée de toutes les bourses l’accès à l’Internet mobile et aussi le répertoire d’applications très pratiques et utiles. C’est donc une mission d’évangélisation que Samsung a pris à son compte; et avec ses derniers fleurons, il a même su être un caillou de plus en plus grand dans le pied d’Apple.

Une mission qui s’accompagnera de deux poids bien encombrants : tous les “fanboys” qui auront tendance à décrédibiliser l’image de la marque chez les connaisseurs et les “haters” de la faction adverse – principalement les “fanboys” Apple. On aura clairement un comportement symétrique qui peut entraîner uns stagnation dans la technologie et le découragement de l’innovation chez les autres constructeurs.

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Où on parle du nouveau pape

Loin de moi l’idée de me transformer en grand théologien mais c’est quand même assez cocasse que dans une société officiellement laïque, on ait un live de près de 2h sur I-Télé après l’apparition de la fumée blanche. La majeure partie du live étant une longue attente meublée par des questions spéculatives sur le nouveau pape.
Le conclave a été somme toute très bien couvert pour un événement qui concerne quand même une certaine frange de population…
C’est en tout cas bien que le nouveau pape soit latino américain. J’aurais préféré le Philippin mais il était peut-être trop jeune et certains ne voulaient d’un autre Jean-Paul II, un pape qui reste 30 ans. Il a aussi fait le choix d’un nouveau prénom, François. Ce choix va à coup sûr faire les gorges chaudes francaises pour les semaines à venir…
Bref, un mini-billet sur le buzz de ce Conclave qui encore une fois a justifié l’adage : “Celui qui entre au conclave en pape en ressort comme simple cardinal” et tous les favoris en seront pour leurs frais. Et de grâce, on a compris, arrêtez de retweeter la même annonce, ayez au moins l’effort de faire votre propre rédaction d’opinion sur le nouveau pape.

edit: oui, on ne dit pas François 1er, mais simplement François. Jean-Paul 1er avait fait un très mauvais exemple…

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Où on parle de “killer features”

A quelques jours de l’annonce par Samsung de son dernier vaisseau amiral, le Galaxy S IV, je vais me pencher sur ce qui constituent pour moi des “killer features” – des fonctionnalités de la mort, celles qui font la différence lors d’une décision d’achat – pour un téléphone mobile.

La qualité de fabrication

2013 semble être enfin l’année où les constructeurs de téléphone Android ont enfin compris que les appareils avec des spécifications techniques de malade dans du plastique fin et bon marché, cela ne va plus.

Au début, il y avait des mobiles tels que le Motorola Milestone, avec un clavier physique et un panneau de batterie en métal. L’appareil respirait la solidité. Et c’était vrai, le mien est tombé si souvent et n’a reçu en échange qu’un pourtour rayé et rien d’autre! Au même moment, Apple avec un mobile tristement célèbre pour sa fragilité : l’iphone 3G(S). Mon 3GS d’entreprise est tombé d’un mètre et son écran s’est littéralement fracassé, ajoutez à cela sa coque “galet” en plastique qui se rayait dans les premières 24h d’utilisation. Apple s’est donc rendu compte qu’avoir un mobile fragile et à l’aspect bon marché, tout en le vendant à des prix premium n’allaient pas vraiment de pair. Ils ont sorti une merveille d’ingénierie et de design : l’iphone 4. Deux panneaux de verre joints par un bandeau d’aluminium. Le téléphone était lourd en main, le touché était agréable, les vitres étaient impossible à rayer grâce à la combinaison du Gorilla Corning et de la dureté du vrai verre. A l’inverse, chez les mobiles Android, on a l’émergence de dizaines de téléphones Android, tous en plastique, sur une gamme de prix allant du très bas de gamme au premium. Mais leur qualité de fabrication n’égalait jamais l’iphone 4. Même les fleurons que sont le Samsung Galaxy, puis le Galaxy S2, faisaient très pâle figure face à l’iphone 4(S). Heureusement, le GS3 en 2012 inverse la tendance; malgré la construction toujours en PVA, l’assemblage est mieux ajusté et fait enfin honneur au hardware embarqué.

Pour en revenir à 2013, on a vraiment le choix de terminaux très bien construits : le Sony Xperia Zqui reprend à sa sauce le concept du sanwich d’aluminium au verre, le HTC One avec sa coque d’une pièce en aluminium. Samsung a promis que s’ils restaient fidèles au plastique, ce dernier serait de meilleure facture et n’aurait rien à envier au verre ou l’alu! Même les mobiles chinois de ZTE ou Huawei semblent enfin porter une certaine attention au design et ne sont plus des briques Lego avec SoC embarqué.

L’écran

En fait, l’écran est bien plus prépondérant pour moi que la qualité de fabrication du mobile. Il ne s’agit pas ici tant de la taille de l’écran que de la densité de pixels, même si je pense qu’il y a une taille minimale à avoir pour conserver un certain confort.

Globalement, en dessous de 4 pouces (la taille de l’écran de l’iphone 5), il y a trop de compromis à avoir pour une expérience réellement “smartphone”. Il n’y a pas la place de tout faire, l’écran paraît souvent trop encombré à cause de la densité d’information sur une si petite surface; plus souvent qu’à son tour, on se surprend à devoir zoomer puis dérouler les contenus pour les lire confortablement. Certains jeux sont passablement désagréables aussi, le ratio entre la taille de l’écran et la surface cachée/recouverte par des doigts est trop désavantageux; il est nécessaire de faire un choix entre jeu maniable en faisant des grands mouvements et visibilité de l’action à l’écran. C’est extrêmement désagréable dans les jeux d’action qui ne comportent pas de “zone morte”, où l’ensemble de l’écran participe à l’immersion. Par contre, pour un utilisateur plus occasionnel pour qui le smartphone est globalement un lecteur de musique amélioré.

Encore une fois, et au plus grand désarroi de tous les Apple fan-boys, l’écran dont on ne distingue pas les pixels n’est pas parti d’Apple qui a simplement suivi/amélioré une tendance déjà existante. Si on en revient à 2009, l’iphone 3G(S) avait un écran (de résolution 480×320) dont on pouvait distinguer les pixels de manière flagrante, et ce, à une distance standard. La même année, mon Motorola Droid avait une résolution de 854×480 pour une taille d’écran similaire de 3,5″ et offrait donc un grain bien plus fin et on devait vraiment s’approcher pour distinguer les pixels. Ce n’est que près d’une année après la sortie du Droid qu’Apple sortira l’iPhone 4 et son fameux écran Retina (960×640). Encore une fois, le 90% crie à la révolution…

Bref, la tendance en 2013, c’est l’écran fullHD (1920×1080), la même résolution que les téléviseurs dans une diagonale 10 fois plus petite! Objectivement, y a-t-il vraiment un intérêt à avoir des écrans ayant une densité de pixels de près de 450ppi (pixel per inch – pixel par pouce) ? Clairement non. La raison qui se cache derrière cette montée  est probablement l’intention d’utiliser des résolutions standards. On monte du 720p au 1080p; en 720p, on restait dans les eaux du Retina entre 300ppi et 320ppi, il fallait une fois pour toutes l’assommer en tapant la barrière symbolique des 350ppi, voire 400ppi. On se serait alors retrouvé dans une résolution d’écran bâtarde qui obligerait les développeurs à devoir faire des tables de trois par rapport aux standards. Donc on met du 1080p, et là, on met KO le Retina avec 100ppi de plus. Et quand même, j’ai vu en vrai un HTC Droid DNA, ça en jette quand même pas mal sur les vidéos!

Mais l’écran, ce n’est pas que la résolution, il y a aussi la qualité d’image et sur ce point, tout le monde voit midi à sa porte. Certains ne jurent que par la justesse des écrans IPS alors que d’autres le trouve terne et lui préfèrent l’hyper-saturation – parfois excessive, comme chez Samsung – des AMOLED. Personnellement, ayant à la fois un iPad Retina en IPS et un Galaxy S3 en AMOLED, les deux me plaisent également. Je ne pense pas que les smartphones premium aient quelque chose à se reprocher sur ce point, on est vraiment dans l’idéologie plutôt que le réel inconfort.

La recharge sans fil

Ce n’est en soi pas une fonction indispensable, ou bien forcément un élément qui pèsera très fortement dans le choix final d’un mobile, mais ce serait plutôt le petit plus qui fait bien plaisir.

Les systèmes de recharge par induction sont assez limités au niveau de leur surface, souvent à peine plus grand que le téléphone lui-même. L’atout n’est pas de pouvoir s’affranchir de câble mais de s’affranchir de la contrainte de brancher ledit câble. Sur mon bureau, se trouve en permanence mon câble de téléphone. Quand j’y suis, je pose souvent mon téléphone à côté de mon clavier et je vaque à mes occupations. Et beaucoup trop souvent, j’atteins un sommet de frustration quand au moment de quitter le bureau, je me rends compte que la batterie est quasiment déchargée parce qu’en fait je n’ai pas branché le câble pour le charger! Voilà! Cette fonctionnalité me permettrait tout simplement de ne plus me confronter à cette situation.

2013-03-13 12.10.26

Le problème actuel de la recharge à induction est que chaque marque a son propre système et que la standardisation peine à s’implanter, mais je garde espoir grâce à QI. Si cette fonction venait à devenir un standard tel que le Wi-Fi ou le Bluetooth, alors les possibilités pratiques pour nous seraient énormes. Imaginez si tous les lieux publics possédaient leur stations de recharge : au restaurant ou dans un bar, on pose simplement le mobile sur une zone déterminée de la table; à l’hôtel, plus besoin d’emmener son chargeur, plus de problème de prises murales incompatibles; sur les tablettes des trains; je pourrai continuer à les énumérer des heures encore.

Les fonctions moins privilégiées

Je vais aussi détailler les fonctions ou composants qui ne sont pas du tout des facteurs pour moi, et qui n’entrent que très marginalement dans le choix d’un mobile.

En premier lieu. je citerai le système d’exploitation. En bon butineur de mobiles, je n’ai jamais eu de problème pour me réadapter aux divers systèmes d’exploitation. J’aime même le défi que constitue les possibilités de personnalisation d’Android. Je teste régulièrement des “launchers” avec des ergonomies très variées. Le “launcher”, c’est l’application qui s’affiche sur Android quand on appuie sur le bouton d’accueil, c’est elle aussi qui lance – lauch en anglais – les autres applications quand on tape sur des icônes. Il est possible d’en changer très facilement en téléchargeant un nouveau depuis le Play Store et il peut radicalement changer la façon dont on se sert du système. Depuis quelques semaines, j’utilise Action Launcher qui a une logique basée sur les mouvements de glisser sur l’écran plutôt que de taper; c’est très agréable et je le recommande à tous mes amis possesseurs d’Android.

Le NFC, pour Near Field Communication, est une fonctionnalité que tout bon expert en mobile se doit de porter aux nues. Il a suffi de voir le nombre de personnes, blogs et chroniqueurs techno qui ont voué aux gémonies son absence de l’iPhone 5. A l’époque, j’avais aussi été intrigué par cette absence. Puis, je me suis penché sur les utilisations du NFC aujourd’hui et en définitive, il n’y en a pas vraiment. Toutes les sources parlent des possibilités du NFC, parmi lesquelles et non des moindres, transformer le téléphone en un moyen de paiement et/ou d’identification dans les commerces. Mais je mets au défi quiconque de citer un endroit qui accepte le NFC, un seul service qui repose sur du NFC. On parle d’organismes de paiement (SIX, VISA…) qui font certifier leurs solutions comme étant sécurisée. En Suisse, une chaîne de supermarchés veut d’ici 2014 expérimenter leur service de fidélité avec le NFC. Les terminaux de paiement par carte bancaires sont équipés par défaut de modules NFC. En définitive, personne ne se lance réellement et le NFC est en permanence désactivé sur mon téléphone pour économiser la batterie…

L’appareil photo est très souvent mis en avant par les constructeurs, ils y apposent des marques technologiques qui leur sont propres, marques à base de superlatifs telles que “Ultrapixel” ou “Pureview”. Pour être très franc, je ne suis pas partisan du téléphone qui remplace un vrai appareil photo. Souvent, malgré tous les megapixels ou les technologies de retraitement, ou même la qualité des lentilles empaquetés dans ces appareils photo, la photo finale est souvent assez médiocre. Certes, c’est très pratique pour prendre un instantané de vie, pour se remémorer ou partager un moment plaisant. Mais du coup, quel besoin y a-t-il d’avoir plus de 5 ou 8Mpx ? Il faut relativiser l’appareil des téléphones mobiles à ce qu’il est : un medium de capture d’instants impromptus. Si on veut faire des vraies photos, on prend un appareil photo qui a un vrai flash, des stabilisateurs d’image efficaces, des lentilles de qualité, un capteur qui ne transforme pas l’image en bouillie quand la luminosité baisse un tant soit peu. Et si on veut un appareil photo de bonne qualité qui partage les photos, le Samsung Galaxy Camera est fait pour ça!

En conclusion, j’attends avec impatience le Galaxy SIV, surtout ce que Samsung va pouvoir apporter de plus que les téléphones fullHD déjà sortis, au nombre desquels figure le HTC One, pour l’instant mon favori absolu, lire ici pourquoi.

En plus

Vidéo fuitée du Samsung SGIV : http://www.theverge.com/2013/3/12/4093048/galaxy-s-4-video-leak-rumor

Test du HTC One : http://www.theverge.com/2013/3/11/4086390/htc-one-review

Test du Sony Xperia Z : http://www.theverge.com/2013/3/11/4084004/sony-xperia-z-review

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Où on parle du film Red Dawn (pseudo-live)

Exercice un peu inédit pour moi, je vais faire un “live blog” du film que je regarde actuellement : Red Dawn. Ca va faire une petite demi-heure qu’il tourne mais je m’ennuie tellement et j’ai tellement de choses à crier à son endroit que je vais le faire ici. Je rattraperai le retard au fur et à mesure. Heureusement pour moi, la profondeur scénaristique me permettra d’être multitâche sans effort.

Pour commencer, le pitch du film : en gros les Nord-Coréens débarquent en plein milieu d’une petite ville américaine et les courageux américains patriotes vont le repousser à la force de leur patriotisme – oui, deux fois patriote, parce qu’ils le valent bien.

Le film ouvre sur une présentation très “Call of Duty” qui nous resitue le contexte géopolitique – enfin, le contexte via le prisme américain bien sûr.

J1

S’en suit une non-transition vers une partie de football américain de high-school – histoire de rappeler où on est si vous l’aviez oublié – et on nous situe les personnages dans les premières minutes: le QB (quarterback, le joueur central de l’attaque en gros, je ferai un billet sur le football US bientôt) de l’équipe, un jeune un peu tête brûlée qui va faire perdre son équipe dans la scène d’introduction. Sa petite amie, blonde et cheerleader – forcément vu qu’il est le QB de l’équipe… Son grand frère, joué par le type qui joue le chasseur dans “Snowwhite and the huntsman”, archétype du grand frère, leader naturel, muscles saillants, voix grave et testostérone qui sort par les oreilles. La fille qui en pince pour le grand frère, j’avoue ne pas avoir saisi qui elle était vraiment. Les autres joueurs de l’équipe qui serviront de faire-valoir et/ou chair à canon et/ou de vague personnage de support de l’intrigue. Honnêtement, je n’ai même pas réussi à retenir les noms des personnages, c’est dire le niveau d’implication que ce film suscite en moi… Je les nommerai par leur fonction par la suite.

Puis soudain, le QB est réveillé par des explosions, il sort et voit qu’il y a des types qui sont parachutés. Il monte dans le pick-up de grand-frère et part voir ce qui se passe. Ils se rendent compte que des nord-coréens sont parachutés en ville – avec leurs véhicules de support, rien de moins! S’en suit une course poursuite où les parents des protagonistes sont capturés, l’un des faire-valoir meurt dans une accident de voiture, ils décident d’aller chercher cheerleader et voient qu’elle est déjà capturée. Ensuite, ils vont à la hutte de chasse de père-du-QB et s’y retranchent.

A ce moment-là, si on a deux neurones qui se connectent, on voit très fortement l’analogie princesse à délivrer de tout bon jeu vidéo. Ce film est d’ailleurs très inspiré de jeux vidéos : la concept de la lutte contre une invasion nord-coréenne par des citoyens lambdas provient du jeu Homefront. Le parachutage dans un “suburb” américain de nord-coréens vient de Call of Duty – je ne saurais dire lequel tant ces jeux se ressemblent tous, mais ce sera le sujet d’un autre billet…

J2

On a droit à la fameuse scène où les parents-otages sont exhibés dans le but de faire sortir les adolescents des bois. Il faut qu’on m’explique comment une armée entière arrive à passer discrétos sous les radars américains avec la totale – chars, VBL, logistique, etc. – mais n’arrive pas à débusquer une dizaines de joueurs de football américain menés par Pascal-le-grand-frère-qui-a-pris-trop-de-protéines. Mais bref, le père joue le gros patriote bien lourd en leur disant qu’ils doivent se battre jusqu’à la mort s’il le faut – parenting-1-0-1 n’a pas été très bien retenu on dirait – ce qui a pour conséquence d’énerver le général coréen – oui, il n’y aura jamais de sud-coréens donc ça devient lourd de préciser sans arrêt nord-coréen – qui lui met une balle dans la tête. QB est triste, QB pleure, grand-frère lui dit qu’ils doivent se battre pour la mémoire de Papa. Le soir, QB sort une photo fripée de lui avec cheerleader et la regarde nostalgiquement. Alors, nouvelle aparté sur la photo papier : vous pouvez me citer un jeune de moins de 50 ans qui a dans sa poche une photo de lui avec sa copine en format papier?? Qui plus est, la photo, on dirait qu’il a été dans une tranchée depuis six mois tellement elle est élimée.

J3-4

Ils attaquent des patrouilles coréennes et volent des armes, munitions, etc. En terme de gamers, on dit qu’ils se stuffent. A ce moment, je vois enfin une réaction normale pour le quidam moyen : un des jeunes vomit à la vue des morts et il est incapable de tuer un ennemi à 500m avec un fusil d’assaut sans entraînement. Mais heureusement que Grand-frère est là, il lui dit que c’est normal d’être comme ça, mais que quand même il devrait de faire pousser des gonades, que diable! Pendant que j’écrivais le début du billet, on a droit à diverses actions de guerilla urbaine et de terrorisme à l’encontre des Coréens. Actions que Grand-frère ne cautionne pas mais QB lui montre des photos de camps de concentration que les Coréens ont mis en place. On notera qu’il lui montre avec son smartphone qui a une autonomie surnaturelle!!

On a ici tous les ingrédients d’une parabole de la 2nde Guerre Mondiale : occupation, déportation, résistance et collabos.

J5 (enfin je crois)

Ils décident de mettre à mal un grand meeting en posant une bombe dans une tribune de collabos. Il s’avère que le Général les a devancé et le piège se retourne contre eux. QB aperçoit Cheerleader dans un bus et se dit qu’il devrait essayer de la secourir, ce qui va mettre à mal le plan bien huilé de Grand-frère. Mais ça, on nous l’avait déjà prédit avec le match de football au début. On assiste aussi à la mort de plusieurs joueurs qui n’ont rien demandé à personne. Par contre, QB a l’instinct de survie d’une John McLane dans ses plus grandes heures puisqu’il se sort de rien de moins que deux tirs de lance-roquettes RPG, un accident de bus et une voiture qui traverse le ciel. Mais finalement, il arrive quand même à rejoindre les autres. Encore une fois, on notera la facilité grotesque avec laquelle QB retrouve le camp d’insurgés mais les Coréens n’y arrivent pas. ces derniers semblent se cantonner é une technologie mi-20e siècle : aucun avion de reconnaissance, aucune forme de combat réellement moderne.

J’arrête d’essayer de compter les jours, la trame est tellement inconsistante

Ils libèrent un district en tuant tous les Corréens. Ils rallient maintenant les habitants aux cris de “Wolverines” – le nom de l’équipe de football.

Général coréen se fait remonter les bretelles à cause des rebelles dans son district.

QB et Grand-frère s’expliquent. Ce dernier lui explique que QB ne peut pas la jouer solo. Grand moment d’émotion… Suivi d’un autre quand tout le monte se congratule d’être encore en vie sauf la petite amie du joueur tué qui s’y met à contrecœur. Si ça ne sent pas la trahison ça! edit : ben même pas, ça devait être un tournant trop subtil pour ce film.

Les Coréens se disent que ce serait pas mal de faire une petit tapis de bombes histoire de dire qu’on est pas en guerre de Prusse 1870… Sans surprise, aucun des protagonistes principaux ne meurt… On ne peut pas en dire autant des faire-valoir dont le nombre se réduit à chaque péripétie.

Trois vieux loups, des vétérans sortis de leur retraite rejoignent les rangs des Wolverines. On voit que le téléphone de QB fonctionne toujours et sert pour le briefing de leur nouvelle mission : une mission commando au cœur du dispositif coréen pour récupérer une valise de commandement militaire. C’est une très bonne publicité pour l’industrie de l’armement grand-public : on voit ici qu’un lance-roquette peut aisément être manipulé par une cheerleader de 45kg… Je vous passe les détails de la scène d’action au cours duquel QB va enfin suivre une instruction sans risquer la vie de tous ses potes, Grand-frère va venger Papa avec l’arme du même Papa et des faire-valoir meurent.

S’en suit encore une autre scène d’émotion entre les survivants. Et au moment où Grand-frère allait enfin pourvoir pécho tranquille, patatras! Les Coréens attaquent la base rebelle : Grand-frère meurt. QB prend les choses en main, c’est une passation de pouvoir dans la douleur au sein des Wolverines. Ils arrivent à s’échapper en vieux break. Oui, je suis un Coréen, j’attaque une base ennemie sans m’assurer que les routes sont coupées et qu’ils ne puissent pas se casser dans un vieux break pourri des années ’80 avec les panneaux en bois sur les côtés. Bref, la valise est maintenant entre de bonnes mains.

On enchaîne sur un “motivational speech” de QB qui dit qu’ils se battent pour leur famille, blabla, patriotisme, blabla… Puis il libère un camp de concentration sous les cris de “Wolverines, Wolverines”. Et c’est la fin du film… Sans rire, le générique arrive d’un coup, on nous fait l’économie d’un cliffhanger pour une suite dont on sait déjà qu’elle n’arrivera jamais!

Bon, je serai de très mauvaise foi si je disais que je m’attendais à une chef-d’œuvre du 7e art et que je ne savais pas dans quoi je m’engageais. Du coup, je dirais que je n’ai pas non plus l’impression d’avoir perdu 1h30 de ma vie que je regretterai à jamais. En même temps, c’était notre soirée nanar et c’est la suggestion de ma copine. Moi, j’avais opté pour Iron Sky : le film dont le pitch repose sur une base nazie cachée sur la face cachée de la lune!! Pour conclure, je tire une certaine satisfaction à voir que mon film fait une meilleure note sur IMDB.

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Où on parle de Dropbox qui bogue

Aujourd’hui, grâce à une installation de ROM – système d’exploitation Android personnalisé – Android 4.2.2, Dropbox a bogué – oui, selon l’orthographe officielle de l’Académie Française.

Tout d’abord, pour ceux qui ne le savent pas, Samsung offre 50’000MB de stockage sur Dropbox à l’achat du Galaxs S3. Dans mon cas, ce cadeau a donc triplé l’espace de stockage disponible. Et j’étais assez curieux de savoir sur quel critère Dropbox juge qu’un GS3 est nouveau ou pas. Je m’étais fait un certain nombre de conjectures sur une corrélation entre l’IMEI – identifiant unique du téléphone – et le compte Dropbox. Ceci me semblait être la solution logique puisque la paire était ainsi unique et évitait la réutilisation du coupon à l’infini.

Donc on en arrive à mon anecdote cocasse du jour : je réinstalle le système d’exploitation de mon GS3. Comme d’habitude, je formate la partition /sdcard pour faire place nette puis s’enchaînent les “next-next-next”. Je reconnecte ensuite tous mes comptes – Facebook, email, etc. – et parmi eux, mon compte Dropbox. J’en ai un usage relativement extensif dans le but de réduire l’occupation du téléphone.

Jusque là, rien de particulier. J’ouvre Dropbox et quelle ne fût ma surprise de voir que je dispose donc maintenant de près de 100GB de stockage. Croyant à une erreur, je n’en tiens pas plus compte et je finis de configurer l’envoi automatique des photos dans Dropbox. Sauf qu’il y a une heure, je reçois un email de Dropbox qui me remercie d’avoir acheté un Samsung Galaxy S3 et me confirme que mes 48GB (50000MB) ont bien été ajoutés.

Reste à voir si Dropbox se rendra compte de son erreur ou si je vais pouvoir conserver mon espace supplémentaire. Même si dans l’absolu, je ne pense pas que j’en aurai vraiment l’usage un jour…

Je vais tenter la manœuvre une autre fois encore la semaine prochaine en installant une autre ROM d’une autre version d’Android pour tester la reproductibilité.

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Où on parle du HTC One

Comme promis, mon billet sur mon dernier chouchou : le HTC One, de son nom de code HTC M7. Le tout dernier né simplifie la dénomination en n’ayant plus de suffixe à One; la gamme One désigne le haut de gamme de chez HTC, les modèles pour “enthusiasts” comme on dit. Ce choix signifierait-il que l’ex-géant en proie à de très grosses difficultés va restreindre sa gamme à uniquement un modèle par niveau de gamme. Il est important aussi de noter que HTC a raté le virage tablette en n’en proposant aucune à son catalogue.

Tout d’abord, je tiens à préciser que je n’en ai vu que des photos et vidéos ainsi que les fiches techniques,  que je n’ai malheureusement pas eu l’honneur de participer au lancement à Londres et New York. Donc mon coup de foudre est un coup de foudre uniquement par site interposé; comme on tomberait amoureux uniquement sur la base de photos d’une personne sur un site de rencontres.

Des achats continus et une frustration grandissante

Autre point important, comme je n’ai pas blogué au cours des derniers 26 mois, je précise que j’ai acheté lors de leur sortie – ou très peu de temps après – les terminaux suivants : Motorola Droid, iphone 4, iphone 4S, Samsung Galaxy S3 et iphone 5. A part pour l’iphone 4 qui remplaçait mon vieillissant Motorola Droid, ces achats étaient motivés par l’envie de tester “ce qu’il a de plus” et ainsi tenter d’atteindre le Graal du téléphone que je me verrai garder plusieurs années de suite sans être tenté d’en changer. Le Droid avait très bien rempli cet office : acheté lorsque l’iphone 3G était le fleuron chez Apple, mon Droid a su passer sans problème la tentation de l’iphone 3GS grâce à sa construction en métal et son clavier physique plus pratique. Puis d’autres téléphones Android sont sortis, mais toujours avec des finitions assez banales voire un peu bon marché et aucun argument vraiment en plus – les écrans n’éatient pas plus grands et la puissance restait comparable. J’ai testé un temps un Windows Phone 7 – celui de chez LG – qui m’a été prêté par Swisscom en tant qu’échantillon d’entreprise. Mais la qualité médiocre du hardware et le market quasi-désert m’ont fait retourner après un mois sur le Droid.

Puis je suis passé à l’iphone 4 lorsque le modèle blanc est sorti. Il représentait une merveille d’ingénierie avec sa finition en verre et métal et son aspect solide. Ensuite, l’iphone 4S a suscité une certaine curiosité : représentait-il le même saut que le 3GS était au 3G ? Clairement pas, à l’époque, le gain de puissance n’était pas du tout sensible et les fonctions supplémentaires telles que Siri en français était bâclé. Mais cet achat m’a permis de faire basculer ma mère dans l’ère du smartphone en lui donnant mon iphone 4, ce qui n’était pas une mince affaire mais il se trouve que maintenant elle ne peut plus s’en passer… L’iphone 4S avait aussi l’avantage d’être compatible 4G LTE sur les bandes de fréquences US. Ce qui m’a valu le grand et très onéreux plaisir de surfer en LTE tout au long de mon séjour aux USA au printemps 2012 – merci patron de payer mes factures sans jamais les vérifier.

A mon retour, je me suis entiché de l’immense écran de 4,8″ du Galaxy S3. Et me voici donc de retour chez les Android, ce qui m’a permis aussi de voir que le marché d’applications – vraiment utiles – est très similaire entre les plate-formes. Je précise bien les apps utiles parce que si l’Appstore Apple a le plus grand nombre d’apps disponible, combien sont dignes d’intérêt? Mais ce téléphone, malgré ses dimensions généreuses et la possibilité d’installer des ROMs personnalisées avait toujours cette présentation un peu “cheap” malgré les très gros efforts consentis depuis le premier Galaxy S. Mais malgré toutes ses qualités, le GS3 manque toujours d’un certain cachet que les produits Apple ont.

Cachet que j’ai essayé de retrouver en me procurant un iphone 5 mais après quelques mois d’utilisation, ce dernier a encore une fois fait le bonheur de ma mère. La raison pour laquelle je suis retournée au GS3? L’écran tout simplement! Malgré une qualité impressionnante et un écran agrandi, je n’avais aucun gain voire souvent un désavantage à utiliser cet écran 16/9 – cela tient peut-être de mon usage mais avoir des lignes supplémentaires ne m’apportait vraiment rien du tout… Donc retour à un terminal Android 4.2.2 avec un écran 4,8″.

Le HTC One, le coup de foudre

Je vais commencer par sa fonctionnalité démarquante du reste du marché, la “killer feature” comme diraient certains : l’écran de 4,7″ FullHD – ce qui représent 468ppi, pour information, l’iphone 5 a 326ppi et le Galaxy S3 306ppi. La résolution en elle-même est déjà impressionnante, inimaginable il y a quelques années encore. Mais ce qui finit de me convaincre est que l’écran n’a pas changé de taille, le téléphone aura donc une ergonomie similaire à celle du GS3. Je ne suis pas du tout preneur des phablets – mot-valise combinant phone et tablet – ces téléphone à la taille exagérée, comme le Galaxy Note II. Je pense que 4,7″, c’est la limite pour encore appeler cela un téléphone; j’ai typiquement beaucoup de mal à m’en servir d’une seule main et j’ai des longs doigts! J’attends de voir ce que donnera le supposé écran 5″ du galaxy S4 mais j’ai vu un Note avec un écran de même taille et on a clairement changé de catégorie…

L’autre détail qui me fera craquer pour le M7 plutôt que le futur GS4, c’est la qualité de construction. D’après les photos, le châssis de type unibody aluminium – technologie similaire à celle des MacBook Pro en alu – avec ses inserts en plastique semble fini comme devrait être un téléphone de cette gamme de prix – estimé dans les 700chf/600€. J’étais déjà fan du HTC OneX avec sa coque scellée en PVA mais là, l’alu donne vraiment un charme irrésistible au M7. Bon, si je devais être tatillon sur le design, je pourrais dire que la vitre aurait gagné à être en verre et non en plexiglas. Je vous laisse savourer de vous-mêmes avec la galerie suivante.

http://www.engadget.com/gallery/htc-one-hands-on

En vidéo :

Le HTC One, jouons l’avocat du diable

Ce téléphone n’est bien sûr pas parfait, mais je vais jouer l’avocat du diable en démontrant que les principaux points négatifs que le commentateur lambda va sortir ne sont que pure mauvaise foi. Les deux points que vous retrouverez systématiquement sur tous les forums et commentaires seront : “Pas de slot SD, pas de batterie amovible”, souvent émaillé d’un “[…] mais HTC se croit où? On marche sur la tête, aucune chance que j’en achète un”.

La batterie est scellée (inamovible)

Franchement, quelqu’un peut-il me démontrer l’intérêt de la batterie interchangeable objectivement? En évoquant un réel cas d’utilisation surtout! Les arguments avancés sont qu’on peut la changer soi-même en cas de défaillance et l’apport d’une batterie de rechange en cas de panne sèche.

La batterie peut encaisser en général de dizaines de milliers de cycles de charge, ce qui représente presque une dizaine d’années d’utilisation en le chargeant quotidiennement. Le cycle de vie moyen d’un téléphone, si on me met hors-catégorie, ne dépasse pas les deux ans. Donc même en le gardant cinq ans, la probabilité de devoir changer la batterie est infime. Et si on argue du défaut qui rendrait la batterie inutilisable lors du cycle de vie, alors la garantie joue… L’autre argument me paraît clairement le plus fallacieux: c’est bien beau d’avoir une batterie de rechange, mais comment la charge-t-on? Dans le téléphone, il faudrait idiotement basculer de batterie juste pour les recharger. En dehors, cela nécessite l’investissement dans un chargeur ultra-spécifique pour ce modèle de batterie. Il existe sur le marché des batteries portatives que l’on branche sur son téléphone, ces gadgets sont universels, très légers et se chargent simplement sur un port USB.

Donc clairement, la batterie scellée n’est pas un problème!

Pas de slot SD

En clair, on se retrouve avec uniquement la capacité de stockage – et non la mémoire – du téléphone au moment de l’achat. Ce qui tendrait donc à dire qu’il n’est pas évolutif ou que l’extension de mémoire coûte beaucoup plus cher. Effectivement, ajouter 16GB de base sur un téléphone coûte bien plus cher que d’acheter une carte nano-SD de 16GB. J’ai un Galxy S3 de 16GB avec une carte d’extension de la même capacité.  Donc si je devais acheter le plus petitmodèle du M7 à 32GB, je me retrouverai avec la même capacité. Ci-dessous, on peut voir mon usage du stockage de mon téléphone.

Capture

Le fait que le stockage interne ne monte pas jusqu’à 16GB vient de l’espace occupé par le système d’exploitation en lui-même. On peut voir que les deux stockages sont quasiment vides. J’avoue avoir réinstallé très récemment Android en version 4.2.2 sur mon téléphone, donc il ne contient plus les traces de différentes applications installées précédemment, ce qui libère pas mal d’espace quand même. Mais même sans cela, je pense ne jamais avoir dépassé le 50% sur la mémoire interne et la carte SD a toujours eu peu ou prou ce niveau de remplissage.

Comment fais-je pour utiliser aussi peu d’espace? Pour répondre à cette question, il faut simplement se poser la question de ce qui prend le plus de place sur un téléphone : les contenus multimédias. Comparativement, les applications sont une gageure, même si désinstaller celles que l’on utilise plus reste un bon réflexe à avoir. Je n’en ai presque pas sur mon téléphone, j’écoute l’ensemble de ma musique sur le service Spotify avec un compte Premium. Au niveau du coût, c’est un abonnement de 10€ pour avoir un accès illimité à une immense bibliothèque de musique. Le peu que je conserve en local est le contenu en écoute hors-ligne de Spotify. Si on prend l’utilisateur lambda, même en stockant la musique en très haute qualité, les 20GB disponible représentent plus de 100 heures de musique! Je prends ici le parti de ne pas considérer les vidéos HD. Honnêtement, quel est l’intérêt d’en garder pour les visionner sur un si petit écran; les tablettes sont bien plus concernées par le stockage de vidéos. Enfin, je conclurai en disant que 20GB représentent plus de 10000 photos prises avec l’appareil du téléphone.

Edit 24.02.2013 : J’ai oublié de préciser que Samsung offre 50Gb de stockage sur Dropbox à l’achat du GS3. Mais même sans cela, les différents services gratuits de stockage en ligne – Google Drive, Dropbox, Skydrive, pour ne citer que les trois que j’utilise – donnent aussi une grosse latitude pour garder tout ce qui est documents et photos personnels.

Donc à moins d’avoir un usage déraisonnable – vidéos HD, flopée d’applications inutiles, etc. – avoir 32GB de stockage est largement suffisant.

En conclusion, j’attends vraiment impatiemment de pouvoir en tenir un en main. Et j’attends aussi beaucoup de la réponse du Samsung Galxy S4. On voir lire ici et ici les principaux points à surveiller à ce moment là.

Edit 22.02.2013 : Le nouvel outil de gestion des sauvegardes livré avec le M7 serait capable d’importer les données (SMS, contacts…) depuis un iphone. Très bonne nouvelle pour les “switchers” comme moi.

En plus :

http://gizmodo.com/5985326/htc-one-hands-on-exactly-how-youre-supposed-to-build-a-phone

http://www.engadget.com/2013/02/19/htc-one-event-roundup/

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Où on parle de la lettre du PDG de Titan à Montebourg

Finalement, mon premier post de reprise sera pour la lettre envoyée par Maurice Taylor, CEO américain de Titan Tires, à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. Lettre qui a fait le plein des JTs depuis ce matin et qui suscite des réactions très contrastées, et ce, à tous les niveaux de la société.

J’ouvre sur une première digression sur le titre de M.Montebourg, je l’appellerai Nono par la suite, par souci de concision et aussi par notable flemme. Franchement “ministre du Redressement productif”, pourquoi une tournure aussi alambiquée, pourquoi pas simplement Industrie ? A mon goût, ce ministère sonne vraiment comme quelque chose d’assez négatif, assez communisme stalinien. On dirait que le ministère va rendre les gens productifs qu’ils le veuillent ou non, et surtout en employant la force, non, pas la Force, juste la force…

Who’s Momo?

Tout d’abord, je me suis renseigné pour savoir qui est Maurice Taylor, on l’appellera Momo par la suite, et force est de constater qu’il représente fortement le très gros cliché de l’Américain dans ce qu’il a de pire.

1. Il est lié au parti républicain et s’est même présenté aux primaires des présidentielles!

2. Il a donc une vision totalement caricaturale des non-Américains et très nationaliste de son entreprise. Je vous laisse déguster la publicité ci-dessous pour Titan Tires justement (c’est lui Maurice Taylor). En gros, il rappelle que Titan est bien américain et que si vous mettez des pneus Firestone ou Michelin sur votre tracteur américain, c’est comme mettre un kimono ou un béret sur une tenue de cowboy. Cela vous montre direct le niveau du personnage…

The Letter

Vous trouverez ici la lettre complète, mais les morceaux les plus croustillants sont les mêmes que ceux que tout le monde a pu entendre dans les divers médias.

“The French workforce gets paid high wages but works only three hours. They get one hour for breaks and lunch, talk for three and work for three” : Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures.

“I told this to the French union workers to their faces. They told me that’s the French way!” : Je l’ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m’ont répondu que c’était comme ça en France.

“Titan is going to buy a Chinese tire company or an Indian one, pay less than one Euro per hour wage and ship all the tires France needs” : Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d’un euro l’heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin.

On retrouve ici tous les clichés que les ouvriers français ont à l’étranger : ils sont payés à ne rien faire, ils ont des horaires de papes et leurs syndicats tout-puissants leur permet de ne pas être inquiétés.

Truth or dare? (Action ou vérité?)

Et si on devait demander à n importe quel badaud en Suisse, il nous répondrait en substance ce que Momo a écrit à Nono. Mais ce qui est le plus notable est plutôt dans la réaction des politiques. Si la plupart se sont indignés ou tout du moins, ont émis des réserves quant aux propos de Momo, certains ont exprimé une certaine compréhension. Au nombre de ceux qui compatissent, on compte la ministre de Sports… Il y a donc autogoal au sein même du gouvernement!

Mais du coup, Momo n’aurait-il pas tout simplement osé dire ce que tous pensent tout bas, que le roi syndicaliste est tout nu? Personnellement, ma première réaction a été une certaine hilarité – il faut admettre que le Momo, il se donne pas mal quand même! – puis ensuite, j’ai réfléchi au pourquoi de l’hilarité plutôt que le scandale ou la simple empathie envers ces futurs chômeurs. Je me rends compte que dans la société fortement tertiaire, nous avons de moins en moins de liens avec l’industrie. Sentiment aggravé par ma résidence en Suisse où les syndicats sont beaucoup moins virulents qu’en France.

Je prends donc le parti de lire au hasard plusieurs articles sur ce qui s’est passé sur ce site ou dans les derniers combats sociaux en France lors des derniers mois – la méthodologie a été de faire des recherches “PSA” ou “Goodyear” combiné à “plan social” ou “grève”. Les divers résultats sont en annexe au post. Je dois avouer qu’à chaque fois, j’ai la très forte impression que les syndicats cassent toute discussion en campant fermement sur des acquis qui ne sont peut-être plus d’actualité avec la société actuelle. J’ai vraiment eu le même goût que lors des manifestations pour le réforme des retraites.

L’autruche française et le bâillon syndicaliste

Quand je lis que des syndicats dans la filière automobile disent que c’est imputable à la crise en UE et que les constructeurs français doivent faire le dos rond en attendant que cela passe, mais qu’il ne faut surtout rien changer, cela me fait doucement rire aussi. Volkswagen est dans l’UE et devinez quoi ? Ils font des résultats ahurissants… Bref, cela reste mon analyse de comptoir mais on ne m’enlèvera pas de l’idée que la France essaie de fonctionner avec un modèle du 20e siècle au 21e siècle…

Mais Nono ne compte pas s’en laisser conter et j’attends la publication de sa réponse écrite avec impatience, popcorn et sangle abdominale – je pressens une hilarité digne d’un 20/20 au ONDAR.

En plus :

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202533779095-le-jeu-trouble-de-la-cgt-locale-a-bloque-la-situation-534245.php

http://crise.blog.lemonde.fr/2013/02/12/une-semaine-a-amiens-1-goodyeardunlop-au-revelateur-des-4×8/

http://www.lepoint.fr/auto-addict/business/psa-annonce-une-perte-nette-astronomique-de-5-milliards-d-euros-en-2012-13-02-2013-1626940_649.php

http://www.leparisien.fr/automobile/negociations-a-hauts-risques-chez-renault-et-psa-29-01-2013-2522015.php

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